Je conçois que treize heures de bus, ça ne fais pas rêver grand monde. Cela dit, lorsqu’on est étudiant, ou que l’on a un budget limité, le bus est une solution économique et pas si désagréable. J’ai donc fait pour vous le trajet Nice-Bordeaux avec Isilines.

Première bonne surprise, les tarifs. L’aller-retour me coûte 54 euros, soit la moitié d’un covoiturage, par exemple. Le départ se fait à 20h15 à l’aéroport de Nice, arrivée à 9h du matin à la gare de Bordeaux. Bon, treize heures de route, c’est long, mais je risque de dormir une bonne partie du trajet, alors je me sens assez sereine. Deuxième bonne surprise à mon arrivée à l’aéroport, le bus est ponctuel, même un peu en avance. Le chauffeur nous accueille avec un sourire et quelques blagues pour détendre l’atmosphère.

Troisième bonne surprise : la Wifi et les prises électriques qui m’éviteront de me retrouver dans Bordeaux avec la batterie de mon téléphone à plat. Les gens sont silencieux, certains dorment déjà, d’autres sont sur leur téléphone.  Vers 21 heures, toutes les lumières s’éteignent. Ayant prévu un peu de lecture, je rallume la mienne.  Quatrième bonne surprise, il y a des toilettes (c’est important pour un trajet aussi long !).

Minuit, je commence à fatiguer. C’est là qu’apparaît l’inconvénient majeur du trajet : la difficulté à trouver une position confortable. Mais j’ai deux sièges pour moi, et après avoir tourné pendant quelques minutes, la fatigue a raison de moi et je sombre dans les bras de Morphée. Premier réveil à Marseille, ou je descends me dégourdir les jambes. D’autres passagers rejoignent l’équipage. Je me rendors sereinement. Deuxième réveil, Montpellier. Je suis cette fois réveillée en sursaut par un couple qui se plaint de ne pas pouvoir s’asseoir ensemble. L’homme s’installe à côté de moi. Malgré l’agacement, je me rendors assez rapidement. Troisième réveil à Narbonne, ou le couple a enfin pu s’installer côte à côte. Oui, j’ai le sommeil léger.

A 4h50, le bus arrive à Toulouse, où la pause est un peu plus longue. Je sors marcher un peu, puis je remonte, et à nouveau je me rendors. Le bus à de l’avance, nous arrivons à 8h15 à Bordeaux. Je suis globalement satisfaite de ma virée. C’est certes moins rapide que l’avion ou le train mais c’est une solution économique et plutôt confortable pour voyager à travers la France. La Wifi permet de travailler en cas de besoin pour rentabiliser votre temps, et si vous avez le sommeil profond, le trajet passe en un clin d’œil, alors en voiture Simone !

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