Véronique Blanc est une informaticienne de 54 ans libre comme l’air. Elle exerce son métier aux quatre coins du monde, son ordinateur sous le bras. Son dernier voyage?  L’ Amérique centrale. Elle nous raconte.

 
« En gros je suis venue apprendre l’espagnol in situ, au contact des gens. J’ai un sac à dos de 12 kg environ et me falta nada (il ne me manque rien) ! Le dénuement est pour moi le début de la liberté.
Je suis arrivée au Panama en avion. Je ne suis pas restée longtemps car c’est trop cher moi. Heureusement j’ai une amie qui vit là-bas et qui m’a logé.
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Bocas del Toro, Panama. Crédit photo: Véronique Blanc
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Bocas del Toro, Panama. Crédit photo: Véronique Blanc

Ensuite je suis allée au Costa Rica où j’ai été hébergé gratuitement dans une famille puis je suis allée voir des amis qui vivent là-bas, s’il n’y avait pas eu tous ces personnes pour m’accueillir je n’aurais pas pu me payer l’hébergement.

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Rodéo pour la fête au village de Villareal, Costa Rica. Crédit Photo: Véronique Blanc
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Volcan à San José, Costa Rica. Crédit photo: Véronique Blanc.

Après le Costa Rica j’ai pris la direction du Nicaragua… un coup de cœur !

Là bas je dors dans des hostal (chambres d’hôtes) tenus par des familles, la nuit revient entre 4 et 7 euros. Je mange sur les marchés, dans des petits resto pour 2 euros environ où je me fais à manger dans les cuisines prévues à cet effet dans les hostal. J’achète tout sur le marché.
Le plat typique ici c’est le gallo pinto (riz + haricots rouges), pas un seul repas sans gallo pinto ! C’est comme avec le pain en France. Par contre ici ils ne mangent pas de pain mais des tortillas, des galettes de maïs.
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Sur le marché de San Pedro, au Guatemala. Crédit photo: Véronique Blanc.
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Église de Granada, au Nicaragua. Crédit photo: Véronique Blanc.

 Les sept mois de voyage me reviennent à 3200 euros au total, transports compris.

Mon budget est de 90 euros par semaine grand max. Je me déplace en bus ou en bateau avec les locaux, ce n’est pas cher. Pour vous faire une idée, 1€ représente 30 cordobas (devise du pays) et un trajet en bus ne coûte que quelques cordobas.

De là je me suis rendue au Guatemala pendant un petit mois mais ce n’était pas suffisant. J’y retournerai car ça m’a beaucoup plu et j’ai beaucoup de choses à y découvrir encore.

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Restaurant à Antigua, Guatemala. Crédit photo: V.B
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Village d’ Antigua au Guatemala. Crédit photo: V.B
Le Costa Rica étant hors de prix (aussi cher qu’en France) de plus en plus de voyageurs optent pour le Nicaragua, mais pour l’instant il n’y a pas trop de tourisme et c’est encore très agréable.

J’aime ce pays. Les gens sont très ayudable (sympa).
Ils vivent simplement, ensemble. Toute la famille est réunie, et ils sont beaucoup à avoir un ipad avec les écouteurs sur les oreilles.

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Transports en commun de San Pedro, Guatemala. Crédit photo: V.B
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Sur le marché de San Pedro, Guatemala. Crédit photo: V.B

J’ai vécu dans plusieurs familles, souvent pendant plus de deux semaines et au bout de quelques jours ils me considéraient comme de la famille. Une fois je suis même retournée dans une des familles et j’y retournerai dans les années à venir.

Le truc super c’est que je peux parler leur langue, ou du moins je l’apprends et ça leur plaît beaucoup !
Grâce à ça j’ai des amis maintenant ici.
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Île d’ Ometepe sur le lac Atitlàn, au Nicaragua. Crédit photo: V.B
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Enfants de la famille d’accueil de Véronique sur l’île d’Ometepe., Nicaragua. Crédit photo: V.B
Leur leitmotiv : dios primero (dieu avant tout).

Les locaux vont beaucoup à l’église et vivent vraiment leur foi. Dans les églises la messe c’est comme un de concert de rock avec des paroles de la bible, guitare électrique, batterie, basse, clavier chant, percussion… Entre chaque homélie c’est le concert, ça chante ça danse… c’est génial !

Sous les tropiques il fait chaud donc les gens il vivent dehors avec juste un toit pour la saison des pluies qui vient d’ailleurs de commencer. Ils attendent ça depuis six mois !
La lluvia por fin (la pluie, enfin) !
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Marché de Masaya, Nicaragua. Crédit photo: V.B

Ce que je constate ici c’est que c’est un pays pauvre mais que dans les campagnes, les habitants sont heureux.

Aujourd’hui dans les pays riches les gens sont malheureux car on leur a fait croire que le bonheur c’est « avoir » . Du coup ils sont aigris car ils n’en ont jamais assez. Ils sont toujours frustrés parce que l’envie d’argent n’a pas de fin, on en veut toujours plus !

Alors que l’essentiel c’est être, et surtout être ensemble.

Voilà. »

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Village de Panajachel au lac Atitlàn, Guatemala. Crédit photo: V.B

Elsa Hellemans

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